Histoire

LA
CRAVATE,
attribut vestimentaire incontournable de la mode
masculine, tire son origine de la bande d’étoffe
finement ouvragée portée autrefois par les cavaliers
croates qui servirent dans le régiment du « Royal-Cravate »
au temps de Louis XIII et Louis XIV. Adoptée par la Cour
de Versailles pour son élégance autant que pour son
originalité, elle conquit bientôt les Parisiens du Grand
Siècle et eut tôt fait de s’imposer dans le monde
occidental, d'abord outre-Manche, puis outre-Atlantique.
Accessoire indispensable, la cravate, nous dit Balzac,
"est encore une partie essentielle et obligée du
vêtement qui, dans ses formes variées, apprend à connaître
celui qui la porte".
Aujourd'hui,
le Petit Robert propose d'ailleurs la définition suivante :
Cravate, 1651, « bande de linge que les
cavaliers croates portaient autour du cou »;
forme francisée de Croate. En effet, c'est le mot Hrvat,
forme croate de Croate, qui a donné krvat,
puis cravate. On le retrouve également dans les
autres langues : cravat/tie (ang.), krawatte (all.),
corbata (esp.), cravatta (it.), gravata (port.), kravat (hong.),
krawat (pol.), krawatt (suéd.) ou... kravata (croa.).
"Et
comment pouvais-je lutter, moi, faible, grêle, mis
simplement, pâle et hâve comme un artiste en
convalescence d'un ouvrage, avec des jeunes gens bien
frisés, jolis, pimpants, cravatés à désespérer
toute la Croatie, riches, armés de tilburys et vêtus
d'impertinence?"

La Peau de chagrin, Honoré de Balzac.
"Une
cravate bien nouée est le premier pas sérieux dans la
vie"

Oscar Wilde
"Le
noeud est à la cravate ce que le cerveau est à
l'homme"
La Rochefoucauld
Patrie
de la cravate, la Croatie se devait d'être logiquement
aussi celle de la plus grande cravate du monde !
C'est chose faite depuis le 18 octobre 2003, lorsque, à
l'initiative de la très sérieuse Academia
Cravatica, une cravate de 808 mètres de long sur
25 mètres de large fut nouée, en moins de onze
heures, autour des arènes romaines de Pula.
Il aura fallu pas moins de 8 250 m² de tissu,
120 kilomètres de fil et 300 heures de travail
pour confectionner cette cravate titanesque pesant 450 kg...
L’ÉVANGÉLIAIRE
DE REIMS. Les
rois de France, notamment Charles IX, Henri III, Louis
XIII et Louis XIV, prêtèrent serment lors de leur avènement
sur le « Texte du Sacre » de l’Évangéliaire
de Reims dont une partie est rédigée en glagolitique,
l’ancien alphabet croate du Moyen Âge. On ignore
comment ce mystérieux Évangéliaire parvînt à Reims.
LES
RÉGIMENTS CROATES DE NAPOLÉON.
Ces soldats croates se sont notamment rendus célèbres
devant Moscou en 1812 et à la bataille de la Berezina
le 1er janvier 1813, sauvant Napoléon qui leur adressa le
message suivant « Hier j'ai pu m'assurer de mes
propres yeux de votre courage et de votre fidélité. Vous
avez acquis la gloire immortelle et l'estime, et je vous
place parmi mes meilleures troupes ». Sous le péristyle
de la Cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides,
une plaque commémorative rappelle l'engagement de soldats
croates aux côtés de l'empereur
LA
RÉVOLTE DE VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE.
Durant la seconde guerre mondiale, un détachement de
quelque cinq cents Croates enrôlés de force par les
nazis et stationnés dans le sud de la France occupée
s'est mutiné contre l'occupant le 17 septembre 1943.
Tous les officiers nazis sont tués dans l'insurrection et
Villefranche-de-Rouergue devient « ville libérée
» l'espace d'une journée, avant que la révolte ne soit
étouffée dans le sang. Aujourd'hui, une « avenue
des Croates » rappelle cet épisode tragique de
l'histoire de la ville. La « révolte
des Croates » a fait l'objet de plusieurs ouvrages
publiés en France.
http://www.amb-croatie.fr/croatie/saviez-vous.htm